1 - Le statut de conjoint collaborateur :
- Etre marié(e) à un artisan ou à un commerçant exerçant en entreprise individuelle ou être le conjoint du gérant associé unique ou du gérant associé majoritaire d’une SARL. Depuis la loi du 4 Août 2008 sur la modernisation de l'économie, les personnes qui ont signé un Pacte Civil de Solidarité (PACS) peuvent choisir ce statut.
- Collaborer effectivement et habituellement à l’activité de l’entreprise
- Ne percevoir aucune rémunération pour cette activité
Caractéristiques du statut
- Mandataire du chef d’entreprise : peut officiellement réaliser la majorité des actes nécessaires à la marche de l’entreprise (commandes, factures, devis, relations avec l’administration et les organismes sociaux…)
- Participation authentifiée
- Protection sociale obligatoire : cotisations au régime d’assurance vieillesse de base, de retraite complémentaire et d’invalidité-décès.
- Mention au répertoire des métiers.
- Électeur et éligible à la chambre de métiers et de l’artisanat.
Rémunération - Pas de rémunération.
Formation continue : bénéficie des mêmes droits à la formation continue que le chef d’entreprise.
Couverture sociale : retraite, maladie, maternité
Constitution de droits personnels à la retraite, soit :
- avec cotisation supplémentaire déductible dans les mêmes conditions que celle du chef d’entreprise,
- sans cotisation supplémentaire : la cotisation et les droits sont partagés entre les deux conjoints.
Ces droits personnels à la retraite ne peuvent être remis en cause après divorce ou décès du conjoint. Sans cotisation supplémentaire, le conjoint est ayant droit du chef d’entreprise.
En cas de maternité :
- allocation forfaitaire de repos maternel
- indemnité dans le cadre d’un remplacement par un salarié.
Assurance vieillesse : Le conjoint collaborateur peut racheter des périodes d’assurance vieillesse dans la limite de 6 ans s’il peut justifier d’avoir participé directement et effectivement à l’activité de l’entreprise.
En cas de divorce : Peut bénéficier d’une prestation compensatoire. Les droits à la retraite restent acquis.
En cas de décès : Possibilité d’un droit de créance de salaire différé.
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